XANADOU c’est qui ?

Audrey BOREL - Administration et production

Audrey BOREL - Administration et production


Après avoir fait ses gammes sur des platines dans sa chambre d’adolescente, Audrey remporte à trois reprises le championnat interdépartemental Drôme-Ardèche de scratch sur vinyles de Claude François, en solo, entre 1998 et 2001. Elle décide ensuite de se lancer dans le grand bain en s’attaquant à sa deuxième passion qui deviendra bientôt un métier : le tableur Excel. Elle se fait alors connaître dans « La France a un incroyable talent » pour sa formule de transposition des numéros pairs des villes françaises de plus de 2000 habitants en fonction de la rue et de la latitude dite « Formule Xanadou » (=NUM/PAIRE/VILLES/2500/hab/LATITUDE/RUE/XANADOU). Dans la foulée, elle découvre le théâtre de rue sur une aire d’autoroute et en fait naturellement un métier qu’elle érige au rang de Grand Art. Elle participe cet été aux Jeux Olympiques de production de spectacles vivants, dans la catégorie « production synchronisée en collectif désorganisé prenant les décisions au consensus ». Nous lui souhaitons bonne chance même si elle n’en aura pas besoin pour décrocher la timbale !


Marie RUBERT-FRANCHI, alias Lucien

Marie RUBERT-FRANCHI, alias Lucien


Derrière ce patronyme à rallonge se cache une personnalité aux ressources multiples, traversée par une énergie débordante, oscillant entre explosion créative et phases de repli contemplatif. Son parcours artistique prend véritablement forme lors d’une rencontre fondatrice sur une aire de l’autoroute A7 — lieu inaugural et officieux de naissance du collectif. En 2020, elle met en scène Louis Zampa dans J’aurais voulu être un pot de fleurs, collaboration qu’il lui rendra l’année suivante avec Voyage médiéval dans un Utérus contemporain, puis en 2022 avec Spen et Lulla. Parallèlement à ces pièces aux intitulés généreux, elle travaille actuellement sur Divagations (coproduction Xanadou – Compagnie Onirique Onanie / Hors Pistes). Marie fait partie de ces divas qui s’emparent de la scène et transforment leurs déboires, leurs failles et leurs crises existentielles en matière théâtrale. On peut également être ébloui par ses performances sur scène dans les dernières créations du collectif, Road movie sur place et sans caméra et Brigades de déraillement public pour transports en commun.


Sarah ULYSSE

Sarah ULYSSE


Pour Sarah, le théâtre et la vie ne font pas vraiment de différence. Avec sa chevelure hirsute et sa gouaille de titi parisienne, elle peut déclamer du Arletty comme on vomit du Racine. Elle scrute le réel pour mieux nourrir ses personnages et on la retrouve souvent dans les tréfonds des PMU, à marmonner des poèmes ou à griffonner des bouts de textes. Sa découverte du théâtre de rue s’est faite, au détour d’une rencontre sur une aire de l’autoroute A7. Ce no man’s land où elle essayais alors d’étudier les puces de sable pour son futur spectacle. C’est donc tout naturellement que les hurluberlus qui erraient à ses côtés ce jour-là, sont devenus ses partenaires de jeu. Après moultes créations expérimentales, elle s’inspire de son travail de de barmaid, pour écrire et jouer un seul-en-scène en hommage aux piliers de comptoirs, LE BALTO ou l’ivresse des libellules. On peut également la voir rayonner dans les dernières créations du collectif, Road movie sur place et sans caméra et Brigades de déraillement public pour transports en commun, où elle continue de faire dialoguer le théâtre et la vie sans toujours prévenir lequel des deux est en train de parler.


Louis ZAMPA

Louis ZAMPA


Dépressif depuis sa plus tendre enfance, Louis vit à dix mille à l’heure, comme si ralentir une seule seconde risquait de le laisser seul face à l’idée fixe de la mort. Après une fulgurante carrière dans le cinéma, il se tourne vers l’écriture théâtrale le jour où quelqu’un lui assène qu’il est sans doute un bon acteur, mais certainement pas un homme de texte. Piqué au vif, et décidé à conjurer cette prophétie médiocre, il entreprend alors une œuvre-fleuve de 128 tomes. Cette interminable épopée théâtrale suit principalement les aventures de son double fictionnel, personnage fébrile et obsessionnel, lancé dans une quête aussi dérisoire que fondamentale : comprendre enfin le sens de toute chose.  C’est dans cet état d’esprit qu’il se retrouve sur l’air de l’autoroute A7, alors qu’il cherchait à comprendre l’ennui, le fameux jours où tout a commencé. On peut actuellement le voir sur scène, où il interprète et/ou met en scène plusieurs fragments de cette vaste œuvre théâtrale, parmi lesquels J’aurais voulu être un pot de fleurs, Roadmovie sur place et sans caméra, Spen et Lulla ainsi que Brigades de déraillement public pour transports en commun.


Boris ZORDAN

Boris ZORDAN


Boris fait partie de ces rares artistes de sa génération sélectionnés, année après année, dans le OFF du Festival d’Aurillac. Ses deux dernières mises en scène ont même poursuivi leur route bien au-delà des circuits habituels, jusqu’à être programmées en tournée dans des fermes autogérées de la Creuse. De quoi ne jamais regretter ce jour où, désœuvré, il zonait sur un air de l’autoroute A7 en marmonnant des alexandrins. Puisant volontiers dans les grands classiques pour mieux les tordre, les saboter ou les réinventer, il convoque aussi bien Orwell qu’Homère ou Shakespeare. En 2021, il signe notamment Macbeth : The Final Cut, variation sombre et contemporaine du drame shakespearien. Avec sa nouvelle compagnie, Idiot cherche village, il coproduit aujourd’hui sa dernière création, ROUGE BLANC BLEU (coproduction Xanadou – Hors pistes), une pièce qui explore la mémoire collective, les peurs intimes et les stéréotypes d’une nation en quête de son propre reflet. À travers ce spectacle, Boris pose une question aussi simple qu’inépuisable : que reste-t-il encore de ce grand récit fragmenté que l’on appelle la France ? On peut également le voir briller sur scène dans les dernières créations du collectif, Road movie sur place et sans caméra et Brigades de déraillement public pour transports en commun.


Susan REDMOND

Susan REDMOND


Après une brillante carrière de chauffagiste dans le Nord de l’Irlande, Susan décide de conquérir l’Europe, puis le monde avec ses poêles à charbon. Mais en 1962, elle découvre le réchauffement climatique et se retrouve au chômage technique. Déboussolée, perdue, on peut la voir errer dans les rues, sa caisse à outils à la main, hurlant des poèmes féministes à des vieux Lords anglais en vacances dans le coin. Mais Susan, mélange entre un docker du Havre et un roudoudou au caramel, s’en sort en déménageant en France. Elle s’inscrit dans une école de clowns de la banlieue parisienne. “Je ne peux plus chauffer les maisons, qu’à cela ne tienne je chaufferais les cœurs” dit-elle de sa voix nasillarde. Deux ans plus tard elle brule son diplôme en signe de protestation contre l’autorité, puis elle joue avec les hurluberlus de la compagnie Désordinaire et les énèrgumènes de la cie N°8, et enfin retrouve le collectif Xanadou, ses vieux amis rencontrés sur l’ A7, n’hésitant pas à sortir sa clef de 12 entre deux représentations pour réparer une chaudière ou un système de clim. On peut la voir resplendir sur scène dans les dernières créations du collectif, Roadmovie sur place et sans caméra et Brigades de déraillement public pour transports en commun.


Vincent Gaudin

Vincent Gaudin


Si Vincent est communément appelé 8 minutes de cuisson, ce n’est pas en raison de son physique longiligne mais bien des parts que détiennent ses parents dans l’entreprise Panzani. Oui Vincent est issu d’une longue lignée d’industriels un peu fascistes en semaine, plutôt tendance réactionnaire le weekend. C’est pourquoi à 18 ans, Vincent quitte son pays natal. Les hasards de la vie font qu’il se retrouve à faire du stop le jour où le collectif se forme sur une aire de l’autoroute A7. Et c’est ainsi qu’il fait partie des membres fondateurs.  Au début il fait un peu l’effet d’un cheveu sur la soupe, et toujours pas à cause de son physique, mais très vite il s’implante dans la masse capillaire du Xanadou et on ne peut plus se passer de lui. Vincent est au collectif Xanadou ce que la moutarde est à la choucroute. Un ingrédient un peu à part, mais sans qui les saucisses n’ont pas le même goût. Vincent se lance cette année dans une nouvelle aventure aux contours volontairement flous, de celles qui bouleversent les agendas, déplacent les priorités et rendent soudain les nuits beaucoup plus courtes. C’est pourquoi il s’absente quelque temps des projecteurs, le temps de traverser cette expérience aussi joyeuse qu’infiniment chronophage.Il devrait réapparaître assez vite, un peu moins disponible, un peu plus étonné, et sans doute avec une nouvelle manière très personnelle de ne plus voir les choses comme avant.


Mattieu Perrin

Mattieu Perrin


Matthieu est de loin la personne la plus brillante du collectif. Intellectuel de haut vol, éblouissant électroacousticien, incalculable astrophysicien il est le seul à avoir la réponse à la grande question : faut-il mettre le lait avant les céréales ou les céréales avant le lait (il a d’ailleurs résolu cette énigme un jour funeste dans la cafétéria d’une aire de l’autoroute A7). Cet esprit irrévérencieux et hors du temps s’est formé dans différents conservatoires à des musiques expérimentales en biodynamie acoustique. Si cet homme est un un demi génie, il n’en reste pas moins un homme au grand cœur et s’il a rejoint le collectif, c’est uniquement par charité. Avec son inimitable démarche de mikado, il passe ses journées à errer dans les campagnes, ses micros à la main à chercher dans la nature les sons les plus farfelus. Vous pourrez apercevoir cette longue silhouette rectiligne derrière les platine de Road Movie sur place & sans caméra sur lequel il participe à la spatialisation sonore, ainsi que dans les Brigades de déraillement public pour transport en commun, où il se cache souvent au fond des wagons.


Gabriel Monnier

Gabriel Monnier


Gab est un chevaucheur de tube cathodique à haut potentiel énergétique, survolant de loin les théories quantiques les plus complexes à l’aide de son mulet frissonnant (mulet d’ailleurs apparu dans les toilettes d’une aire d’autoroute alors que sa tondeuse venait de tomber en panne, soudain il se vit dans le miroir et s’exclama : « dieu que je suis beau ! »). Ce n’est pas parce qu’il n’est pas né dans une vieille noix de Saint-Jacques sortie d’une pêche obscure au large des côtes de La Rochelle. Non. Gabriel est né dans une cave à vin pierreuse, isolée dans le fin fond de la Suisse allemande, et c’est sans doute là que tout a commencé. Son goût pour le vin est devenu le ferment et le pain de son travail. Il fait de la technique comme un boulanger fait ses croissants, il fait de la mécanique comme un Alsacien prépare sa choucroute. Il agence les rouages et les idées en lumière de parole, héritage probable d’un catholicisme appliqué et d’un livre de chevet qui ne le quitte jamais : « Ta parole est un trésor ».


Colin BONNET - Diffusion

Colin BONNET - Diffusion


Fils d’une longue lignée d’inventeurs, Colin décide très tôt de tourner le dos à la vocation familiale. Son père, double vainqueur du concours Lépine avec une pince à épiler les poils du nez et une éplucheuse à cucurbitacées, le déshérite. Il est alors contraint de prendre la route. Mais n’ayant pas l’âme d’un aventurier, il décide de squatter à droite à gauche et parvient à vivre avec 20 euros toute l’année 2015 alors qu’il fume deux paquets par jour. Contre toute attente, alors que les nombreuses personnes qui l’ont hébergé ont déjà forgé le concept de « Colinite » (que l’on pourrait résumer par une infection étrange qui te fait accueillir Colin sur ton canapé six mois durant alors qu’il était censé passer quelques jours « pour dépanner ») et que les Xanadou lui laisse sa chance, Colin se sort les doigt pour écrire une autofiction au titre évocateur « Comment j’ai perdu toute dignité » et emporte dans la foulée le prix du roman France Inter salué par la gauche comme par la droite. En bref, il est à la littérature et à la diffusion de spectacle vivant ce que Juliette Armanet est à la musique : un plaisir coupable.


Jean Claude Duguesne - Artisan Boulanger

Jean Claude Duguesne - Artisan Boulanger


Amoureux du pain depuis toujours, il y voue sa vie. De son métier il n’envisage que l’excellence, celle qui l’a conduit au titre ultime de Meilleur Ouvrier de France alors qu’il n’avait que vingt-six ans. Il n’a aucun lien, ni avec la compagnie, ni avec les spectacles.


Ami.es

Ami.es


Notre collectif ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui sans l’aide de toutes celles et ceux qui nous ont, et continuent, de nous aider et de nous soutenir. Voici une liste non exhaustive de ces ami.es qui font parti de l’équipe, de près ou de loin : Mauro Montis [Webmaster], Sabine Zordan [Maman etc ], Corentin Lallouët [Acteur musicien], Eugénie Mounier [Couturière chauffagiste], Mathieu Lorant [Technicien spécialiste roulades latérales] Nicolas Perrusel [Technicien dresseur d’oies sauvages], Albin Delatour [Cosmonaute], toute l’équipe du Bugey, l’équipe Ardéchoise, Les Trackers, l’équipe drômoise, l’équipe marseillaise, parisienne et lyonnaise. En vrai vous êtes beaucoup trop nombreux.ses à citer mais on pense bien à vous.